QUE DEVIENT LA LUTTE CONTRE LES TROIS GRANDES MALADIES EN AFRIQUE ?
Sida, Tuberculose, Paludisme
Dr MUZAMA FUNZI Gaspard
Il est vrai et connu de tous, que depuis à peu près huit à dix années, la lutte contre ces 3 grandes maladies en Afrique a connu une très grande assistance du financement de G8.
Sur terrain, à son temps, j’ai sillonné notre grand Congo(RDC) à travers l’arrière pays, pour apporter expertise, intrants, médicaments et fruits de prestations aux acteurs de près et de loin qui se sont usés de leur force, pour apporter service médico-social aux nécessiteux. Qui, d’ailleurs dans de conditions désastreuses tantôt catastrophiques qu’ils arrivaient à faire montre le meilleur d’eux.
Qui pour soigner, qui d’autre pour accompagner, former et sensibiliser.
Aujourd’hui loin de chez moi, je me demande, que devient cette lutte ? D’autant plus que la crise économique mondiale reste toujours prononcée à jour n’a épargné aucune nation
Donatrice de G8.
Dans un contexte budgétaire difficile, les pays les plus touchés par ces maladies attendent les promesses de financement avec impatience. D’ores et déjà, avant que cela n’arrive, le fond utilisé à la première phase de lutte a souffert d’une mégestion terrible en connivence avec certains acteurs fondés du pouvoir dans la lutte elle-même. Et donc à mon entendement le résultat estimé aboutir n’a pas été escompté.
Que va-t-il arriver pour cette seconde phase de lutte où l’Afrique qui a ateint le fond, attend le fond malgré la crise économique généralisée qui a pour conséquence le retard des activités sanitaire à travers l'Afrique. Le suivi du malade connaît une situation chaotique. Est-ce un abandon ? Une négligence ? De la prise médicamenteuse ? Que devient la notification au classement dans le critère de prise en charge ? Où une nouvelle rubrique de notification ?
Exhortons la communauté africaine comme a dit un homme politique de la fin du 20e siècle
Prenez vous-même en charge ! est ce l’appréhension de ce message est il compris dans sa vraie valeur ? Les acteurs politico-sanitaires africains remémorent-ils le fable de la fontaine qui nous disait travailler prenez de la peine c’est le fonds qui manque le moins. Notre manche ne va-t-elle pas finir ? Le travail qui doit assurer l’indépendance viendra t-il à quel moment de notre existence sur terre ? Les PME(Petites et moyennes entreprises) jadis dans le temps sont aujourd’hui de grandes entreprises : Danone pour n’en parler que d’elle sans esprit de publicité.
Mais pour le plus vieux continent, qui doit trouver des ressources exceptionnelles pour les trois épidémies exceptionnelles ? le grand défi à ce jour, l’accès universel au traitement antiretroviral, le seul paramètre actuel de contrôle de l’épidémie du VIH et en même temps le seul moyen efficace de retarder le pire de cette maladie ; la destruction massive des anticorps à la défense de l’organisme. Les moustiquaires et les antipaludéens continuent d’être commercialiser sur le marché auprès de la population dont le panier de la ménagère est inférieur à 1dollard américain par jour. la tuberculose, l’imagerie médicale souffre d’une implantation nationale dont le manipulateur à formation souvent fortuite.
L’annonce de la seconde phase dans cette lutte, qu’on se le dise, va-t-il parfaire la première phase inachevée ou va-t-il fixer d’autres objectifs pour l’Afrique en difficulté perpétuelle ?
Les acteurs africains n’ayant pas bénéficié de toutes les formations requises pour lancer la seconde phase. Vont ils rester utiles et utilisés sur terrain pour cette seconde phase ? Une pluie d’interrogations requiert notre attention pour ce continent à multiple précarité. Encore plus d’une fois, il est temps de se prendre en charge : creuser, fouiller, bêcher ; ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse, travailler prenez de la peine disait le laboureur à ses enfants ! Pendant cette trève de crise, les malades en arrêt de médicaments qui pour les uns ; en arrêt de prélèvement des analyses biologiques de contrôle qui pour les autres ; et la résistance aux molécules, la bête noire de la prise en charge de part et d’autre.
Le résultat attendu à toute mission ou projet sera-t-il atteint ?