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Gestion de situations particulières

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Interruptions thérapeutiques

Pas de bénéfice à espérer d’un arrêt de traitement antirétroviral chez un patient en succès thérapeutique

En cas d’interruption transitoire décidée par le patient :
l’accompagner médicalement

Rappel des risques de l’interruption et du renforcement
des mesures de prévention sexuelle de la transmission

Éviter l’interruption si nadir de CD4 <  250/mm3

Prévoir la durée d’interruption la plus courte possible

Réaliser une interruption de tout le traitement ARV

Si le traitement comporte un INNTI, l’arrêter 2 semaines
avant les INTI ou proposer son remplacement par un IP/r
avant l’interruption

Proposer une surveillance rapprochée des CD4 et prévoir
une reprise de traitement dès < 350/mm
3

Prise en charge des situations d’échec virologique (1)

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Intervention thérapeutique rapide en cas de CV > 500 copies/ml,
quel que soit le taux de CD4
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Modification du traitement en tenant compte du traitement en cours si CV
entre 50 et 500 copies/ml (pas d’indication à intensifier le traitement ARV)
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Analyse de l’échec

Évaluation de l’observance

Dosage plasmatique des concentrations résiduelles de l’INNTI ou de l’IP

Test de résistance génotypique
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L’objectif reste l’obtention d’une CV < 50 copies/ml (quelle que soit la situation : première ligne, lignes ultérieures, y compris après multiéchecs)
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En pratique, le nouveau schéma thérapeutique comportera en règle générale un IP/r sélectionné au vu du génotype actuel associé à :

Soit un ARV issu d’une nouvelle classe thérapeutique (enfuvirtide, maraviroc*, raltégravir**) non antérieurement reçue, et au moins 1 autre ARV actif appartenant ou non à une classe déjà reçue

Soit au moins 2 autres - de préférence 3 - ARV actifs appartenant
ou non à une classe déjà reçue
* L’utilisation du maraviroc nécessite qu’un test de tropisme démontre l’absence de virus de tropisme non R5
** L’association au raltégravir d’au moins 1, voire 2 ARV actifs est impérative (le raltégravir doit être considéré comme un ARV pleinement actif chez tous les patients naïfs pour la classe des inhibiteurs d’intégrase)

Prise en charge des situations d’échec virologique (1)

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Il n’est pas non plus recommandé “d’épargner”
des antirétroviraux pour une utilisation ultérieure,
mais de sélectionner les molécules ayant une activité prévisible
ou hautement probable, en tenant compte du risque d’interactions médicamenteuses et en respectant
les contre-indications et/ou les adaptations posologiques nécessaires

Recommandations

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Le Groupe d’experts recommande, pour le premier traitement :

De commencer sans délai le traitement antirétroviral chez les patients symptomatiques (stade C) ou asymptomatiques ayant < 200 CD4/mm3

Chez les patients asymptomatiques avec des CD4 entre 200 et 500/mm3

De démarrer un traitement dès que le taux de CD4 atteint 350/mm3
et de ne le différer que s’il existe des arguments individuels

De considérer l’initiation d’un traitement en cas de CD4 > 350/mm3 dans certaines situations

L’objectif est l’obtention d’une CV < 50 copies/ml entre 3 et 6 mois
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En cas d’échec virologique, l’objectif doit toujours être l’obtention
d’une CV indétectable < 50 copies/ml

En l’absence de mutations sous traitement, privilégier l’observance

En présence de mutations sous traitement, associer au moins 2 nouveaux médicaments actifs (idéalement 3 en cas de CV élevée) choisis en fonction
des tests génotypiques, dont, idéalement, l’un appartenant à une classe
thérapeutique non encore utilisée

Ne pas interrompre le traitement pour quelque durée que ce soit

Il n’est pas recommandé d’épargner les antirétroviraux

Suivi de l’adulte infecté par le VIH

Rapport 2008

Prise en charge initiale = prise en charge globale

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Objectifs

Établir une relation de confiance, prendre en compte les problèmes psychosociaux

Évaluer la situation immunovirologique, rechercher des comorbidités
et complications
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Données à recueillir et explorations initiales

Interrogatoire et examen clinique complets

Biologie

Confirmation de la sérologie VIH + Western-Blot

CD4/CD8, charge virale VIH

Génotypage de résistance

NFS, bilan hépatique, rénal, bilan glucido-lipidique

Sérologies : toxoplasmose, CMV, hépatites virales A, B et C, syphilis

IDR à la tuberculine chez les patients originaires de pays à forte endémie tuberculeuse

ECG et radio thoracique en fonction du contexte

Consultation de gynécologie ou de proctologie
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Patients symptomatiques et/ou CD4 < 200/mm3 : TRIPLE URGENCE

Traitement de l’affection en cours

Mise en place IMMÉDIATE des traitements prophylactiques

Mise en place RAPIDE du traitement antirétroviral
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Fond d’œil systématique si CD4 < 100/mm3
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Organisation du suivi ultérieur

Mise en place et surveillance du traitement antirétroviral

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Préparation du patient
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Bilan pré-thérapeutique : CD4, CD8, CV, génotype si non réalisé, NFS, bilan hépatique, rénal (créatininémie, clairance de la créatinine, phosphorémie, BU) et pancréatique, CPK, LDH, TP-TCA, bilan glucido-lipidique, recherche de l’allèle HLA-B*5701 si traitement
par abacavir envisagé
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Suivi thérapeutique initial : consultations médicales et infirmières rapprochées (J15, M1, M3 puis tous les 3 mois la 1re année)

Observance (< 95 % : risque d’échec virologique), tolérance

Suivi biologique de l’efficacité : objectifs

CV ≥ 2 log à M1

CV < 400 copies/ml à M3

CV < 50 copies/ml à M6
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Suivi thérapeutique au long cours :

Contrôle CV et CD4 tous les 3 à 4 mois si CD4 < 500/mm3 (tous les 4 à 6 mois si CD4 > 500/mm3)

Au moins une hospitalisation de jour pour synthèse annuelle

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Prise en charge médicale des personnes infectées par le VIH

Partie(s) - - - - ...
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Jeudi 6 Août 2009
DR. MUZAMA Funzi Gaspard
Prise en charge médicale
des personnes infectées par le VIH (3° Partie)

Rapport 2008
Recommandations du Groupe d’experts*
Synthèse coordonnée par le Dr Cécile Goujard

*Rapport original édité par Médecine-Sciences/Flammarion
et le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
Sous la direction du Pr Patrick Yeni

Traitement antirétroviral